NOUS CONTACTER

Augmentation de l’absentéisme au travail en 2024 et risques psychosociaux

« Les nombre d’absences liées aux risques psycho-sociaux ne cesse d’augmenter depuis la pandémie de COVID, avec une incidence particulièrement marquée chez les femmes », c’est ce que révèle le baromètre 2025 sur l’absentéisme en France réalisé par Mercer Marsh Benefits.  

Le taux d’absentéisme a augmenté en 2024

L’étude est réalisée auprès de 575 000 assuré·es et s’appuie sur les données DSN permettant d’avoir une vision globale des arrêts de travail, notamment ceux de moins de 3 jours non indemnisés par la Sécurité sociale. Le panel est composé à 58% d’hommes et à 42% de femmes, cadres (48%) et non cadres (52%) de tous les secteurs d’activité et de toutes les catégories d’âge.

Le baromètre révèle que le taux d’absentéisme a encore augmenté en 2024, passant de 5,3% en 2023 à 5,8%. Par ailleurs, la durée moyenne est passée à 19 jours contre 18 en 2023.

Concernant la structure des absences, les différences femmes/hommes sont très marquées :

  • L’absentéisme est nettement plus élevé chez les femmes : 7,9 % (7,1 % en 2023), contre 4,4 % pour les hommes (4 % en 2023)
  • La fréquence et la durée est également supérieure chez les femmes toutes causes confondues (maladie, AT-MP, maternité/paternité)
  • 36 % des femmes ont été arrêtées au moins une fois en 2024, contre 28 % des hommes

Il est à relever que l’absentéisme des non-cadres est près de deux fois supérieur à celui des cadres, tous secteurs confondus.

Concernant la nature des arrêts, le baromètre révèle plusieurs choses : les arrêts de 6 à 15 jours sont associés à des symptômes dépressifs mineurs, tandis que les arrêts de plus de 16 jours sont de plus en plus liés à la santé mentale, en complément des TMS et maladies graves.

Il est ajouté que « depuis l’épidémie de COVID-19, la santé mentale des Français s’est dégradée, quelle que soit la tranche d’âge. La part des arrêts de 6 à 15 jours est d’ailleurs assez similaire sur l’ensemble des tranches d’âge et représente entre 22 et 26 % des arrêts »

L’absentéisme doit être analysé au regard des enjeux de santé mentale

Les auteur·ices concluent en alertant sur le fait que « l’analyse de l’absentéisme met en évidence une tendance préoccupante, avec une augmentation constante ces dernières années » et que « les risques liés à la santé mentale s’imposent de plus en plus comme une cause majeure ».

Dans un tel contexte, la prévention des risques psychosociaux en entreprise demeure plus que jamais une priorité pour préserver la santé des salarié·es.